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Bienvenue sur le blog de soutien à Nicolas Sarkozy pour les prochaines élections.
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Lundi 29 mai 2006
Le mardi 30 mai de 9 heures à 18 heures, suivez et participez en direct sur www.u-m-p.org à la treizième convention thématique de l’UMP intitulée "Oser le sport" à la Palmeraie à Paris. Nicolas Sarkozy clôtura les travaux à 17h00.
  • Posez d’ores et déjà vos questions


  • Oser le sport
    Mardi 30 mai de 9 heures à 18 heures
    La Palmeraie - 20 rue du colonel Pierre Avia - 75015 Paris

    PROGRAMME

    9h00 Introduction de Pierre Durand, secrétaire national de l’UMP en charge du Sport, champion olympique de saut d’obstacles et Nadine Morano, déléguée générale de l’UMP au Monde professionnel, députée de Meurthe-et-Moselle

    9h15 Comment aider le sport à surmonter ses anti-valeurs ?

    Le sport est d’abord et avant tout porteur de certaines valeurs : le respect des règles, le respect de l’autre, le respect de soi, l’engagement, le dépassement… Or ces valeurs semblent de plus en plus marginalisées dans la pratique sportive actuelle au profit du seul désir de victoire. Quel est le rôle des médias dans cette représentation ? En quoi la pratique sportive a-t-elle évolué ? L’argent occupe-t-il une place trop importante dans le sport ? Comment se caractérisent les phénomènes de violence qui accompagnent trop souvent les grands événements sportifs ? Quelle est aujourd’hui la réalité du dopage
    et comment mieux le combattre ? En somme, comment aider le sport à garder ses valeurs fondatrices tout en évoluant pour tenir compte des attentes de la société ?

    Président de séance : Martial Saddier, député de Haute-Savoie

    Intervenants
    PIERRE BORDRY, président du Conseil de prévention et de lutte
    contre le dopage (CPLD)
    BÉATRICE HESS, championne paralympique de natation
    BERNARD LAPORTE, entraîneur du Quinze de France
    ARNAUD PÉRICARD, avocat spécialisé en droit du sport
    DIDIER ROUSTAN, journaliste, président de l’association Foot Citoyen
    PIERRE SLED, journaliste

    10h45 Quelle organisation pour le sport français ?

    Le modèle sportif français repose sur l’action conjuguée de différents acteurs (Etat, Comité national olympique, fédérations, clubs, athlètes, collectivités locales…) parmi lesquels les pouvoirs publics jouent un rôle essentiel. Or le sport a connu, au cours des années récentes, des évolutions majeures telles que la médiatisation, la professionnalisation, l’internationalisation. Ces évolutions ont pu remettre en cause la pertinence et l’efficacité du modèle sportif français. Faut-il changer l’organisation du sport français ? Est-il nécessaire de recentrer les missions de l’Etat et des fédérations ? Le rôle des collectivités locales dans la politique sportive doit-il évoluer ? Comment mieux reconnaître le fait professionnel dans le sport ? Quel rôle peuvent jouer les entreprises
    dans le monde sportif ? Comment aider les athlètes à mieux gérer leur carrière et préparer leur reconversion ?

    Président de séance : Laurent Wauquiez, secrétaire national auprès du secrétaire général délégué, président de la commission Nouvelles générations de l’UMP, député de Haute-Loire

    Intervenants
    FRANÇOIS FOCARD, président du comité départemental de volley-ball des Hauts-de-Seine, dirigeant et entraîneur de l’Athlétic club de Boulogne- Billancourt (ACBB)
    FRÉDÉRIC LEFEBVRE, maire adjoint de Garches chargé de la Jeunesse et des sports, conseiller régional d’Ile-de-France
    RENÉ LE GOFF, président de la ligue nationale de basket (LNB)
    ROGER PIARULLI, président de la fédération française de taekwondo et disciplines associées (FFTDA)
    Henri SÉRANDOUR, président du Comité national olympique et sportif français (CNOSF)
    PASCAL TAYOT, médaillé olympique de judo

    12h15 Intervention de Jean-François Lamour, ministre de la Jeunesse, des sports et de la vie associative, champion olympique d’escrime

    12h45 Déjeuner libre

    14h00 Le sport, facteur de bien-être pour tous

    Malgré des progrès récents, trop peu de Français ont une pratique sportive régulière.
    Le sport est pourtant un facteur important de bien-être et d’équilibre social. Quelle est la réalité de la pratique sportive des Français aujourd’hui ? Comment créer les habitudes fondamentales dès l’école ? Comment faire en sorte que chaque public (jeunes, personnes âgées, personnes vivant en milieu urbain - ou en milieu rural, personnes handicapées…) puisse trouver les structures qui lui permettent d’avoir une activité sportive régulière adaptée à ses envies et à ses besoins ?

    Présidente de séance : Nadine Morano, déléguée générale de l’UMP au Monde professionnel, députée de Meurthe-et-Moselle

    Intervenants
    JEAN BERTSCH, professeur des universités, président de la conférence des doyens et directeurs des UFR STAPS
    Amélie CASTÉRA, auditrice à la Cour des comptes, championne du monde de tennis des moins de 14 ans
    MICHEL CORBIÈRE, président du groupe Forest Hill et de l’Aquaboulevard
    PASCALE DUCHÉ, professeur des universités à l’université Blaise Pascal de Clermont-Ferrand
    JEAN-PAUL ESCANDE, professeur de médecine à l’hôpital Cochin
    PATRICK MIGNON, responsable du laboratoire de sociologie de l’Institut national du sport et de l’éducation physique (INSEP)

    15h15 Le sport, pour rassembler la Nation
    Intervention de Maurice Druon, secrétaire perpétuel honoraire de l’Académie française, ancien ministre.
    Au-delà des Jeux olympiques et des coupes du monde, qui donnent une image de la France à l’étranger, le sport a montré qu’il était un facteur de lien social et de rassemblement de toute la nation. Le rôle du sport comme levier de solidarité, de brassage social et d’intégration est-il suffisamment utilisé ? Comment les performances des sportifs de haut niveau rejaillissent-elles sur l’identité nationale ? Peut-on encore dire de la France qu’elle est une grande nation sportive au plan international ? Comment améliorer la place de la France dans les instances sportives internationales ?

    Président de séance : Michel Barnier, conseiller politique du président de l’UMP, ancien coprésident du comité d’organisation des XVIe Jeux olympiques d’Albertville et de la Savoie, ancien ministre

    Intervenants
    ABDEL BENAZZI, ancien capitaine du Quinze de France
    ARMAND DE RENDINGER, ancien directeur de la promotion internationale
    de Paris 2012
    GUY ROUX, ancien entraîneur de l’équipe de football de l’Association de la jeunesse auxerroise (AJA), consultant sportif

    16h30 Intervention de David Douillet, champion olympique de judo

    17h00 Conclusion de Nicolas Sarkozy, président de l’UMP, ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur et de l’aménagement du territoire

     

    par Alexandre publié dans : Activités UMP
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    Lundi 29 mai 2006
    En Raison des Examens du mois de Juin, l'administrateur du forum ne sera que très peu souvent connecté. Nous comptons sur l'équipe de modération et sur vous pour faire vivre le forum notament sur l'actualités et les partis politiques... je vous en remerci.

    Alexandre
    par Alexandre publié dans : Divers
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    Jeudi 18 mai 2006
    Voici le script de l'Interview de Nicolas Sarkozy
    Ministre d’Etat, de l’Intérieur et de l’Aménagement du Territoire
    Président de l’UMP
    sur le Journal de 20 heures de France 2 le mardi 16 mai





    DAVID PUJADAS
    Nicolas SARKOZY, les leçons de cette journée, la motion est repoussée, c’est un nouveau pacte de confiance qui a été voté autour de Dominique de VILLEPIN, on efface tout et on recommence ?

    NICOLAS SARKOZY
    Non, ce n’est pas du tout ça. Il faut essayer de clarifier les choses et de voir les choses avec un peu de recul et un peu de calme. D’abord, qu’est-ce que c’est que l’affaire CLEARSTREAM ? L’affaire CLEARSTREAM, c’est d’une simplicité absolue, un certain nombre d’hommes politiques, dont moi, se sont trouvé titulaires de comptes dans une banque étrangère dont ils ignoraient même l’existence. Premier élément. Je veux savoir qui m’a mis là-dedans…

    DAVID PUJADAS
    Vous avez des soupçons ?

    NICOLAS SARKOZY
    Pourquoi on m’a mis là-dedans et comment on m’a mis là-dedans ? C’est le travail de la justice, je me suis constitué partie civile, la justice fait son travail. Et ce n’est ni monsieur HOLLANDE, ni monsieur BAYROU, ni personne qui dira la vérité. La vérité sera dite par les juges et je leur fais totalement confiance. Premier point. Deuxième point, à partir de ce moment-là, j’appartiens à un gouvernement, je ne vois pas ce qu’aurait amené mon départ du gouvernement, si ce n’est d’ajouter une crise politique à une situation déjà complexe. Les Français attendent de moi une chose, c’est que j’obtienne des résultats dans la lutte contre la délinquance. Je me devais donc de continuer mon travail, je le continue. Troisième élément, monsieur HOLLANDE donnait des grandes leçons d’entente, il a déjà beaucoup de travail au sein du Parti socialiste, qu’il s’occupe de FABIUS, de STRAUSS-KAHN et de tous les autres. Quatrième élément, s’agissant de François BAYROU, c’est un non-événement, depuis quatre ans, il ne vote quasiment rien, c’est son droit le plus absolu, ça ne change rien au travail que nous avons à faire au service des Français.

    DAVID PUJADAS
    Nicolas SARKOZY, vous avez répété aujourd’hui que vous n’aimiez pas la langue de bois, alors, on va dire les choses de façon assez directe. Est-ce que vous pouvez rester dans un gouvernement où vous avez émis des soupçons directs, vous et vos proches, sur le Premier ministre qui aurait, qui serait à l’origine, d’après vos proches, encore une fois, de cette manipulation ? Est-ce que vous pouvez travailler en confiance ?

    NICOLAS SARKOZY
    David PUJADAS, la question que vous me posez est très directe et j’y réponds de la même façon. Je n’ai pas à avoir des soupçons à l’endroit de qui que ce soit. Je veux savoir qui m’a mis dans les fichiers d’une banque dont j’ignorais l’existence. Vous me posez la question : Est-ce que j’ai des soupçons ? La réponse, c’est non. Je lis, comme vous, un certain nombre de choses, j’ai donc…

    DAVID PUJADAS
    Vos proches disent qu’ils ont des soupçons qui concernent Dominique de VILLEPIN…

    NICOLAS SARKOZY
    Non, non, attendez… Monsieur PUJADAS, si vous me faites l’honneur de m’inviter, c’est pour que je réponde moi-même à des questions. Comme je n’ai pas accepté que mon honneur soit bafoué maintenant qu’il est prouvé que ces comptes sont une invention et que je suis un honnête homme, j’ai donc demandé à la justice de faire le clair. La justice est en train d’enquêter, c’est elle qui le dira. Si j’avais quitté le gouvernement, alors même que je n’ai pas la réponse de la justice…

    DAVID PUJADAS
    Vous avez hésité ?

    NICOLAS SARKOZY
    … C’est donc… J’ai réfléchi. C’est donc que j’anticiperais sur les conclusions de la justice et que la victime que je suis s’instaurerait en justicier. Ce n’est pas ma conception d’un Etat de droit. Voilà.

    DAVID PUJADAS
    Est-ce que vous n’avez pas décidé de rester au gouvernement pour vous protéger aussi, comme vous le disiez, il y a un an, lorsque vous avez retrouvé le ministère de l’Intérieur ?

    NICOLAS SARKOZY
    Non. Je vais essayer de vous répondre. Comment voulez-vous que je quitte le gouvernement alors que je n’ai pas les réponses de la justice, que, par ailleurs, demain, je ferai voter un texte de loi sur l’immigration choisie, texte auquel je tiens beaucoup, et que, par ailleurs, j’ai deux autres projets de réforme très importants sur la lutte contre les délinquants sexuels, sur la répression des mineurs multirécidivistes…


    DAVID PUJADAS
    On va en dire un mot.

    NICOLAS SARKOZY
    … Et, par ailleurs, un troisième sur la prévention de la délinquance ? J’ai un travail à faire. Vous me posez la question : Est-ce que je peux le faire dans le cadre de ce gouvernement ? Ce n’est pas seulement que je peux, David PUJADAS, c’est que je dois.

    DAVID PUJADAS
    Mais, on vous a entendu, dimanche, dire : Mon cœur me dit de partir, ma raison me dit de rester.

    NICOLAS SARKOZY
    Ce n’était pas dimanche, c’était samedi, mais c’est un détail. Il arrive parfois que mon cœur écoute mon tempérament, mais j’ai des responsabilités. Je suis ministre de l’Intérieur, en charge de la sécurité des Français, je suis président du premier parti politique de France, je n’ai pas l’intention de faillir à mes responsabilités. Mes responsabilités consistaient à ne pas ajouter une crise à la crise. Donc, à votre question : Est-ce que je reste pour continuer à gouverner ? La réponse est oui.

    DAVID PUJADAS
    Mais vous avez conscience, Nicolas SARKOZY, que ceux qui nous écoutent ont assisté ces dernières semaines à un tir nourri entre les responsables de la majorité et du gouvernement. Vos proches, François FILLON, par exemple, ont directement fait allusion à Dominique de VILLEPIN comme étant à l’origine de ces manipulations. Comment persuader, comment convaincre que cette équipe va travailler en confiance ?

    NICOLAS SARKOZY
    Vous me posez une question encore très claire, je vais vous répondre de la façon la plus simple. Qu’est-ce qu’il fallait que je fasse ? Que je considère que le fait de me retrouver sur les fichiers d’une banque luxembourgeoise, c’est naturel ? Que je ne dise rien ? Permettez-moi de vous dire qu’il y a une autre façon d’être dans l’amalgame, c’est la complaisance. Parce que la complaisance, cela aboutit à la complicité. Je veux savoir pourquoi je me suis trouvé titulaire de deux comptes et pourquoi le juge Van RUYMBEKE a lancé deux commissions rogatoires internationales à mon nom pour savoir si les rétro-commissions des frégates de Taiwan, dossier que je n’ai jamais touché, ni de près, ni de loin, si j’avais pu les mettre sur des comptes qui n’existaient pas.

    DAVID PUJADAS
    Ca vous a blessé ?

    NICOLAS SARKOZY
    Beaucoup. Il y a une manipulation, je veux savoir qui est derrière. Et puis, j’ai mon travail au gouvernement et il y a la justice, nous sommes dans un Etat de droit. Alors, je ne vois pas ce qu’il y a de compliquer à vouloir la vérité, alors qu’on a voulu me salir, à continuer à travailler au sein d’un gouvernement où j’ai d’immenses…

    DAVID PUJADAS
    En toute confiance ?

    NICOLAS SARKOZY
    Confiance dans la justice, tout à fait.

    DAVID PUJADAS
    Et en Dominique de VILLEPIN ?

    NICOLAS SARKOZY
    Attendez. A continuer à travailler dans un gouvernement où j’ai d’immenses responsabilités, avec un chef de gouvernement qui a été nommé par le président de la République et je suis moi-même le président du parti majoritaire. Quoi de plus normal que je continue à travailler ! Si, demain, la justice devait découvrir qui était derrière cela, alors, à ce moment-là, je pourrais en tirer les conséquences. Pas avant. Il faut agir et non pas réagir.

    DAVID PUJADAS
    Sur le fond, alors c’est vrai, on l’a beaucoup dit, vous êtes une des victimes de cette tentative de manipulation. Mais, certains estiment aussi que vous avez été averti assez tôt et que vous avez, de par vos interventions publiques, de par votre constitution de partie civile, en quelque sorte, tenté de retourner le coup tordu contre ceux qui l’ont monté pour exploiter cette affaire à votre avantage.

    NICOLAS SARKOZY
    Extraordinaire, David PUJADAS ! Extraordinaire ! Je ne suis pas au-dessus des lois, je ne suis pas en dessous des lois. La commission rogatoire internationale, qui a enquêté sur mes prétendus comptes manipulés, est rentrée au mois de décembre 2005. J’ai appris qu’elle était rentrée, m’innocentant totalement, en lisant LE FIGARO en janvier 2006. Je me suis constitué partie civile en janvier 2006. Parce que, pour démontrer que c’était qu’une calomnie, encore fallait-il que j’ai la preuve que j’ai été calomnié.

    DAVID PUJADAS
    Vous, vous saviez que vous étiez innocent, vous auriez pu…

    NICOLAS SARKOZY
    Ah bon, parce que ça suffit ! ? Pendant deux ans, je me suis trimballé avec une enquête sur des comptes qui n’ont jamais existé et vous considérez que c’est normal que je veuille me défendre ? Et vous considérez que ça me choque et que ça me blesse de me retrouver titulaire de comptes dans une banque dont j’ignorais même l’existence. Mais, maintenant, c’est fini. La justice est saisie, qu’elle dise le droit et qu’elle dise la vérité. Pour le reste, moi, j’ai à travailler.

    DAVID PUJADAS
    Et vous êtes au gouvernement jusqu’à quand ?


    NICOLAS SARKOZY
    Je suis au gouvernement pour obtenir des résultats. Quand la justice dira la vérité, on verra les conséquences à en tirer.

    DAVID PUJADAS
    Alors, on en vient maintenant à deux sujets qui préoccupent aussi les Français. D’abord…

    NICOLAS SARKOZY
    Qui préoccupent surtout !

    DAVID PUJADAS
    Disons “ aussi ” parce que cette affaire CLEARSTREAM…

    NICOLAS SARKOZY
    C’est vrai.

    DAVID PUJADAS
    … Intéresse aussi beaucoup et pour cause. D’abord, après le viol et le meurtre du petit Mathias, la controverse a resurgi sur le suivi des délinquants sexuels. Vous avez reçu – on en découvre quelques images – les gendarmes qui ont mené l’enquête aujourd’hui, ainsi que celles concernant la mort de la petite Madison. Est-ce qu’il y a vraiment une solution simple en la matière ?

    NICOLAS SARKOZY
    Non. Il n’y a pas de solution simple. D’abord, j’ai reçu les gendarmes parce qu’ils ont fait un travail remarquable et que ce soit pour le meurtre de la petite Madison ou pour l’assassinat de Mathias, aujourd’hui, les coupables présumés sont sous les verrous. Je me suis rendu dans la famille de Mathias. J’ai vu ses parents, ce sont des gens d’une très grande dignité. Nous leur devons la vérité. Nous devons réagir pour que plus jamais un monstre ne soit installé à côté de petites victimes innocentes. Donc, avec le Premier ministre justement, on travaille là-dessus. Qu’est-ce qu’on essaye de faire ? D’abord, je voudrais proposer qu’un délinquant sexuel ne puisse sortir de prison que s’il s’engage à suivre un traitement. On ne peut plus laisser les gens sortir de prison sans être obligés d’être traités.

    DAVID PUJADAS
    Il faut des moyens.

    NICOLAS SARKOZY
    Peut-être. Mais les moyens par rapport à la vie d’un gosse, ça n’existe pas. Enfin, quand je dis ça n’existe pas, ça ne devrait pas compter. C’est un premier élément, il me paraît essentiel. Deuxième élément, quand un délinquant sexuel ou un criminel sexuel est relâché, je demande que tous les mois, il aille pointer au commissariat ou à la gendarmerie de son domicile pour qu’on sache où il est et que chaque fois qu’il fait un déplacement de plus d’une semaine il dise où il va. Et, troisième élément, je veux poser la question des délinquants anciens, c’est-à-dire comme ceux auxquels la nouvelle loi ne s’appliquera pas du fait de la non-rétroactivité des lois. Je crois à la non-rétroactivité de la loi, c’est-à-dire, vous savez, quand vous votez une loi en 2006, elle ne s’applique pas…

    DAVID PUJADAS
    Elle ne concerne que…

    NICOLAS SARKOZY
    … Pour ceux qui ont fait un crime ou un délit avant. Je souhaite qu’il y ait une exception à en la matière. Parce qu’on ne peut pas laisser des gens qui sont des malades ; parce que violer un gosse de quatre ans et demi, le noyer, l’assassiner, ça ne peut être qu’un malade ; on ne peut pas laisser des malades qui ne soient pas soignés et on ne peut pas s’en tenir à leur seule bonne volonté pour les soigner. Alors, j’avais créé le fichier des délinquants sexuels, le fichier des empreintes génétiques – vous savez que ça avait fait un grand débat et un grand scandale auprès des associations, soi-disant, protectrices des droits de l’Homme – moi, ce que je veux dire, c’est que les droits de l’Homme qui me préoccupent c’est les droits des victimes et notamment de ces petites victimes innocentes.

    DAVID PUJADAS
    Dernière chose : votre loi sur l’immigration, elle sera votée demain. Vous avez entendu, vous avez vu qu’elle suscitait beaucoup de désapprobation en Afrique…

    NICOLAS SARKOZY
    C’est pour ça que j’y vais…

    DAVID PUJADAS
    … Le président sénégalais…

    NICOLAS SARKOZY
    C’est pour ça que j’y vais. Je serais demain au Mali. Je serais après-demain au Bénin. J’ai le plus grand respect pour l’Afrique et pour le président WADE. Mais, je veux lui dire…

    DAVID PUJADAS
    Vous l’avez entendu.

    NICOLAS SARKOZY
    Exactement. Ce n’est pas moi qui définie les conditions d’émigration au Sénégal. Mais, je le dis avec beaucoup de respect et beaucoup d’amitié que ce n’est pas lui non plus qui définit les conditions d’immigration en France. Qu’est-ce que je dis ? Qu’on ne peut plus continuer à accueillir en France tous ceux qui veulent venir et à qui nous n’avons ni logement ni travail à offrir. Le président WADE dit : Attention, vous allez me prendre tous mes cadres. C’est un malentendu parce que l’immigration choisie, c’est choisi par la France et choisi par les pays d’émigration. Discutons-en ensemble. Il ne s’agit pas de piller les élites des pays en voie de développement, il s’agit d’accueillir en France des gens pour qui on a un travail et non pas des gens qui vont s’entasser, les pauvres, dans un taudis pour qu’en pleine nuit il y ait des incendies et il y ait des morts comme on a vu cet été à Paris. Et je pose une question très simple : pourquoi la France serait-elle le seul pays au monde qui ne puisse décider librement de qui a le droit de venir chez nous et de qui n’y est pas le bienvenu ? Les Etats Unis le font, le Canada le fait, l’Australie le fait, l’Angleterre le fait, l’Allemagne le fait ; les démocraties du Nord de l’Europe le font. Qui pourrait nous le reprocher ? C’est une politique volontariste ; j’irai l’expliquer demain au président malien, je l’expliquerai aux autorités béninoises mais il faut en finir avec la langue de bois. On ne peut pas continuer dans la situation que nous connaissons aujourd’hui.

    DAVID PUJADAS
    Merci..

    NICOLAS SARKOZY
    Non, merci de m’avoir permis de m’expliquer.

    DAVID PUJADAS
    D’avoir accepté notre invitation. FIN
    par Alexandre publié dans : News
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    Mardi 16 mai 2006
    Pour l’UMP, la motion de censure déposée par le PS n’est rien d’autre qu’un détournement de procédure sur une affaire qui concerne aujourd’hui la Justice.

    Une fois de plus, elle démontre l’absence de propositions du Parti socialiste et vient masquer artificiellement les divergences de plus en criantes de ses responsables.
  • La vidéo


  • Cette affaire qui concerne quand même autant le Parti Socialiste que les membres de l'UMP est une grosse manipulation... Inutile de rappeler les histoires des grands donneurs de leçon de la Gauche Socialiste Française!
    DE même pour le président de ce petit parti qui est l'UDF, le rêve de ce voir à l'élysée lui à peut être trop collé à la tête. Pour l'UMP comme pour moi, l'UDF est une opposition au gouvernement, et Monsieur Bayrou ne fait que se mettre du coté de l'opinion publique. D'ailleurs son discours aujourd'hui à l'assemblée montre ce changement de veste. "Je ne considère pas les socialistes comme des ennemis" et il le dit lui même "je suis en opposition avec l'UMP".
    Enfin voilà la motion de censure fut rejeter. Motion de censure qui ne fait que cacher le manque de projet du PS 'qui est le suivant: Battre la droite pour 2007' . Il y a de quoi rire...
    par Alexandre publié dans : Opposition politique
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    Mardi 16 mai 2006
    par Alexandre publié dans : Activités UMP
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