Pour l'éditorialiste américain John Vinocur, Notre Président est loin d'être fini. Les sondages montrent au contraire que sa stature de président n'est pas atteinte. Il lui suffirait de mieux gérer son image pour retrouver, d'ici juin, la faveur des Français.
C'est en fait la manière dont il a géré sa vie privée qui lui a été défavorable plutôt que quelque irrémédiable incapacité à diriger la France. Et même selon un tout récent sondage,
55 % des Français lui font tout de même confiance pour réformer le pays.
Quelque
88 % des Français le trouvent courageux. Deux tiers des personnes interrogées estiment qu'il sait
prendre des
décisions difficiles et a acquis une
stature internationale.
Et tous les indicateurs ne laissent pas apparaître de difficultés insurmontables pour le président, aussi réelle que soit la grogne des électeurs sur la diminution de leur pouvoir d'achat ou sur
les incohérences de sa politique.
Et si l'on excepte les Municipales, son mandat franc de cinq ans, sans élections risquant de remettre en cause la majorité dont il dispose au Parlement, est un énorme avantage.
Ne nous leurrons pas et le 9 et 16 mars prochain, l'UMP, va selon toute vraisemblance perdre les élections municipales. Et les réformes engagées ne produiront pas leurs effets avant 2009 ou 2010,
il n'y a pas de solution miracle pour accélérer les créations d'emplois ou donner aux Français le sentiment qu'ils disposent de plus d'argent à dépenser.
Et en effet, en attendant le retour de la croissance, les temps risquent d'être difficiles. Il va falloir mettre en œuvre de nouvelles réformes, encore, et tailler dans les dépenses publiques.
Il faudra en outre, que Notre Président change radicalement de style et surtout qu'il parle moins mais fasse moins parler de lui en général, mais qu'il agisse tel que l'exige son rang et sa
fonction.
Car rien dans la posture d'un Président de la Ve République ne lui impose de se mettre en permanence sur le devant de la scène. C'est une méthode frénétique et qui peut paraitre "autoritaire", et
qui suscite bien des réactions excessives.
Néanmoins, si Notre Président parvient à se calmer et se maîtriser, la situation redeviendra tout naturellement favorable et permettra à Sarkozy d'utiliser au mieux son dynamisme naturel, cette
fois.
En juin, quand il assurera, au nom de la France, la Présidence de l'UE Notre Président aura alors une chance de rendre visiblement au pays son rôle de moteur de l'Europe, un statut qui lui assurera
de nouveau le respect de ses partenaires de l'Union, à la grande satisfaction des Français et pour le bien de sa cote de popularité.
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